Le 1er mars 1999, à 9h05, le ballon Breitling Orbiter 3 décollait de Château-d'Oex avec Bertrand Piccard et Brian Jones à son bord. Dix-neuf jours, vingt et une heures et quarante-sept minutes plus tard, ils atterrissaient en Égypte, réalisant le premier tour du monde en ballon sans escale de l'histoire. Media Impact était là — au cœur de la communication mondiale de cet exploit.
Vingt-cinq ans après, on ne mesure pas toujours ce que représentait cet exploit en termes de communication. Pas de réseaux sociaux, pas de live streaming au sens où on l'entend aujourd'hui — et pourtant, le monde entier suivait en temps réel la progression du ballon au-dessus des océans et des déserts.
Deux échecs avant la gloire
L'histoire d'Orbiter 3 ne commence pas en 1999. Elle commence en 1997, avec Orbiter 1, qui doit abandonner après quelques heures à cause de problèmes techniques. Puis en 1998 avec Orbiter 2, contraint de se poser en Birmanie après que la Chine a refusé l'autorisation de survol. Deux échecs très médiatisés, qui auraient pu décourager — et qui, au contraire, ont entretenu la tension narrative pendant deux ans.
C'est là qu'intervient le travail de Media Impact : transformer chaque tentative en épisode d'un récit plus grand. Maintenir l'intérêt médiatique malgré les revers. Préparer le terrain pour que la réussite, quand elle viendrait, soit accueillie comme l'aboutissement d'une épopée — et non comme un simple fait divers.
« Chaque échec était une opportunité de renforcer le récit. Le monde attendait le succès d'Orbiter avec l'impatience d'un feuilleton dont on ne connaît pas la fin. »
Le 1er mars 1999 — et les 19 jours qui suivirent
Le décollage de Château-d'Oex est lui-même un événement médiatique soigneusement orchestré. Des centaines de journalistes, des équipes de télévision du monde entier, une couverture en direct — et la conscience collective que quelque chose d'historique est peut-être en train de se jouer.
Pendant 19 jours, Media Impact suit la progression du ballon heure par heure, alimentant les rédactions du monde entier en informations, en angles éditoriaux, en témoignages. La communication se construit en temps réel, s'adaptant à chaque rebondissement — les zones météo difficiles, les autorisations de survol incertaines, les moments de doute.
Le 21 mars 1999, à 9h54, Breitling Orbiter 3 franchit le méridien de départ au-dessus de l'Atlantique. Première mondiale accomplie. Piccard et Jones atterrissent dans le désert égyptien, accueillis comme des héros planétaires.
Un actif réputationnel transgénérationnel
Vingt-cinq ans plus tard, l'exploit reste vivant dans les mémoires. Breitling continue de le référencer dans sa communication — c'est la marque d'un travail de narration réussi : quand un événement devient un mythe de marque durable, transmissible d'une génération à l'autre.
Pour Media Impact, cet anniversaire est aussi l'occasion de rappeler une conviction fondamentale : les grands récits se construisent dans le temps. Ce n'est pas un communiqué de presse qui crée une légende — c'est une narration cohérente, maintenue avec rigueur sur des années, parfois des décennies.